MusiqueBrest

Festival NoBorder#12

Festival des musiques populaires du monde
Du 3 au 11 Déc.

Plus d’informations sur le site Festival NoBorder

Dans ce jardin partagé où pléthore d’essences rares se font des œillades, il suffit de laisser son imaginaire voguer. Entre douce rêverie et transe frénétique, toutes les entrées en matière s’envisagent avec volupté, voici quelques idées :
S’imprégner du Festival avant tout le monde, avec les concerts et spectacles programmés à Gouesnou, Daoulas, Lesneven, sur les Îles du Ponant. Vivre l’expérience rare d’écouter deux versions différentes de l’œuvre In C de Terry Riley. Faire un frichti au Centre d’Art Passerelle le midi en découvrant des artistes passionnants. Passer un samedi à danser aux Capucins et à La Carène, que cela se dise, NoBorder convoque aussi les corps. Vibrer à la tombée de la nuit dans l’intimité du Musée des Beaux-Arts grâce à la grande salle au plafond de verre magique. Aller butiner l’air du temps et piocher dans ses fécondes productions au Cabaret Vauban. Se délecter du retour de la bonne vieille cassette à Bad Seeds Recordshop.

Premiers artistes dévoilés :

Rodrigo Cuevas

(Première partie : Choc Gazl)

Voici des chants populaires anciens de Galice et des Asturies habités d’une modernité à l’esthétique provocante. Artiste multiple, performeur au regard de braise en tenue de mage bienveillant, Rodrigo Cuevas se définit comme "agitateur folklorique". D’étranges rituels s’invitent à la fête, comme autant de moments poétiques délicieux, suspendus entre musiques traditionnelles et techno queer. Bienvenue dans le monde étourdissant du Freddy Mercury des Asturies !

Toudonner

Lolita (ex-Cocanha) a plongé dans la musique traditionnelle à danser, du caviar pour son sens polyrythmique et ses délires harmoniques. A ses côtés, Nicolas Lafourest a bien des atouts dans sa manche : un jeu nerveux, des attaques franches, une manière bien à lui de repousser les limites. Vous avez dit nouvelles respirations ? Pour son DJ set, Toudonner va tout donner... tout un programme

Erwan Keravec

Le plus atypique des sonneurs bretons est aimanté par les défis, ligne de conduite qui l’amène à explorer des contrées inconnues où la musique contemporaine a une place de choix. En quelques années, on lui doit d’avoir construit un corpus d’œuvres pour cornemuse(s), grâce aux commandes passées à des compositeur·rice·s d’aujourd’hui. Cette fois, l’iconique In C de Terry Riley, œuvre phare de la musique minimale américaine, sera éclairée d’un nouvel angle avec 20 sonneur·euse·s disposés en un grand cercle. Une pièce hypnotique composée de 53 patterns (courtes formules musicales, répétées autant de fois que désirées, un effet d’aubaine pour les cornemuses grâce au souffle continu produit par la poche.

La Nòvia

Collectif basé en Haute-Loire, La Nòvia réunit des musicien·ne·s résidant sur un large territoire, Auvergne, Rhône-Alpes, Cévennes, Hautes-Alpes, Lot. Creuset de réflexions et d’expérimentations autour des musiques traditionnelles et/ou expérimentales, La Nòvia affiche une étourdissante vitalité dans tous ses projets, guère étonnant tellement leur cohérence esthétique saute aux oreilles ! Joyeux exemple avec leur BAL, occasion pour les amateur·rice·s de danses bretonnes de s’initier dans une bonne humeur contagieuse aux bourrées et autres danses traditionnelles du terroir. A tous âges, qu’on se le dise !

Dakhabrakha

Les Dakhabrakha, « donner/prendre » en ukrainien, définissent leur style comme un « chaos ethnique ». On a rarement vu plus perché que ce quatuor ukrainien, inventeur d’un folklore imaginaire halluciné. Quand ils n’enseignent pas à l’université ou brûlent les planches, ils malaxent le folklore à coup de polyphonies puissantes, de rêveries hypnotiques, de coups d’archets énervés. Entre transe folk et rébellion politique, ils incarnent la conscience généreuse et lucide de la parole d’un peuple.Et justement, depuis le déclenchement de la guerre, jamais on n’avait eu autant besoin d’ambassadeur·rice·s d’une autre Europe ! « Un bel envoûtement, l’hallu totale, un vrai choc durable, la sensation d’avoir trouvé une musique tradi-moderne, à la fois ancestrale (les instruments, les polyphonies traditionnelles) et neuve (les rythmes de transe, l’influence du hip-hop). De la musique tribale et hors du temps... ». (Les Inrocks)

Les places pour Rodriguo Cuevas et les Dakhabrakha seront à la vente et à l’abonnement dès l’ouverture de la billetterie le 13 septembre.


Programme complet en octobre 2022

Cette édition a été élaborée par Bretagne(s) World Sounds, Le Quartz, La Carène et Plages Magnétiques avec de nombreux partenaires complices, tou·te·s ici remercié·e·s. De nombreux rendez-vous sont gratuits.

Infos pratiques