
Conférences, Rencontres
Rencontre publique, entrée libre
Corps réel et corps virtuel
Les arts vivants sont morts ? par Barbara Formis, Docteure de Philosophie
Jacques Blanc : Grand témoin
VEN 12 MARS à 15h30. SALON
proposé par Spectacle Vivant en Bretagne
Rencontre animée par Jean-Yves Crochemore
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Les arts vivants sont morts ?
Corps réels et corps morts ? Telle serait la question à poser lorsque l’on s’interroge sur le statut de la relation entre arts vivants et arts plastiques. Si, d’un côté, les arts vivants sont supposés appartenir à la réalité, à l’immédiateté de l’espace scénique et à l’éphéméralité de leur présence temporelle ; de l’autre côté, les arts plastiques appartiendraient au champ délimité des objets, de l’éternité et de la ruine. Réalité de corps vivants d’une part et fiction de corps inertes.
Nous interrogerons le bien fondé de cette dialectique à partir de certaines expérimentations propres aux avant-gardes des années 60 et plus spécifiquement à partir de la pratique minimaliste en sculpture (Robert Morris) et en danse (Yvonne Rainer). Il y aurait une hypothèse à poursuivre autour de la virtualité corporelle comme perception de l’interaction des espaces et de l’expérience esthétique comme participation collective à une temporalité par excellence répétitive. L’hypothèse du fondement inanimé des arts vivants et du dynamisme des arts plastiques.
Barbara Formis est Docteure de Philosophie, membre du Centre Philosophie de l’Art de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), ancienne responsable de séminaires au Collège International de Philosophie et ex-boursière de la Jan van Eyck Academie de Maastricht. Elle a dirigé la publication de deux recueils de textes : Gestes à l’œuvre (de L’Incidence, 2008) et Penser en Corps (L’Harmattan, 2009).
Elle enseigne à l’Université Paris I et à la Parsons School de Paris.
Elle enseigne à l’Université Paris I et à la Parsons School de Paris.
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Rencontre publique, entrée libre
SAM 13 MARS de 11h30 à 13h
SALON
avec Jacques Blanc, directeur du Quartz,
et les artistes du festival Boris Charmatz,
Mathilde Monnier, Loïc Touzé, Jessica
Batut, Mette Ingvartsen et Jefta van Dither,
Pastora Galván, Raphaëlle Delaunay…
Rencontre animée par Jean-Yves Crochemore
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Conférence
VEN 5 MARS à 17h.
Le corps et l’argent
LE QUARTZ - SALON - entrée libre
en collaboration avec la Librairie Dialogues
Alors que pour les philosophes libéraux le principe de liberté est d’application politique et non morale, Ruwen Ogien insiste pour étendre à tous les jugements moraux le principe de la suspension du jugement à l’égard de ce que les gens font de leur propre vie (du moment qu’ils
ne nuisent pas directement et intentionnellement aux autres). Antipodes’10 invite Ruwen Ogien à explorer et mettre en débat le thème de son prochain livre.
« Au XVIIe siècle, on traitait de “putain“ les chanteurs ’opéra qui demandaient de l’argent en contrepartie e leurs performances, et ce n’était évidemment pas pour leur faire un compliment. Aujourd’hui, on ne traite plus de “putain“ les chanteurs d’opéra qui se font payer pour chanter, et personne ne semble penser que c’est anormal. On continue, toutefois, de se demander s’il est légitime d’obtenir une reconnaissance artistique et de l’argent en contrepartie de ses talents corporels dans le domaine des performances sexuelles. Mais, du point de vue moral, il n’y a aucune différence essentielle entre ces activités et celle des chanteurs d’opéra. Elles devraient être reconnues au même titre. C’est, du moins, ce que j’essaierai de montrer, en examinant, de façon plus générale, la question du commerce du sexe et du commerce du corps ». Ruwen Ogien
Ruwen Ogien est philosophe et directeur de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur la philosophie morale et la philosophie des sciences sociales. Il a notamment publié La panique morale (Grasset), Pourquoi tant de honte ? et La morale a-t-elle un avenir ? (Pleins Feux), L’éthique aujourd’hui. Maximalistes et minimalistes (Gallimard), La liberté d’offenser. Le sexe, l’art et la morale (La Musardine), Les Concepts de l’éthique - avec Christine Tappolet (Hermann), Penser la pornographie (PUF).
À paraître en avril 2010, Le corps et l’argent (La Musardine)
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SAM 6 MARS à partir de 11h. SALON
L’art, le sexe et l’argent
Une rencontre avec des artistes dont les pratiques vont de la scène aux espaces les plus secrets des expériences corporelles. Tous ont en commun des réalisations artistiques hors normes et interrogent notre perception du corps humain. Ils écrivent, ils cherchent, du cabaret underground aux festivals les plus célèbres… et « jettent leur corps dans la bataille » comme disait Pasolini.
Que cherchent-ils dans cette intensification de la présence physique en représentation ? Portent-ils atteinte à la « dignité humaine » ou au contraire redonnent-ils une plus grande place à l’humain ?
L’art change parce que le réel a changé.
avec le soutien de
1ère partie
Conférence-démonstration
Wendy Delorme, Nadège Piton, Louis(e) de Ville et Emilie Jouvet (réalisatrice)
avec textes, images et projections
Pour un public averti, déconseillé aux mineurs
Wendy Delorme est écrivaine, performeuse et enseignante à l’université. Elle est l’auteure de Quatrième génération (roman, Grasset 2006), Insurrections ! en territoire sexuel (fiction politique, Au Diable Vauvert 2009) et HOT ! (roman érotique, J’ai Lu, à paraître en 2010). Ses textes parlent de politique, de sexe, d’amour et de sororité, interrogeant les identités de genre et les expressions du féminin.
Après des études en histoire de l’art et anthropologie avec une thèse sur les exhibitions de « populations exotiques », Nadège Piton découvre l’univers des freak shows et du burlesque et monte sur scène. Elle rejoint en 2005 la troupe des Kisses cause trouble (burlesque érotique) et partage actuellement son temps entre ses activités de performeuse, auteure, modèle photo et voix off.
Louis(e) de Ville est comédienne, performeuse burlesque, éducatrice sexuelle, et auteure. Diplômée d’art dramatique, elle commence à faire du théâtre engagé au Kentucky (États-Unis) dont elle est native, avec des pièces contre le racisme, le sexisme et l’homophobie. Elle poursuit en Europe sa propre propagande féministe et queer en explorant, exploitant et détournant les codes du genre. En 2009, sa première pièce en français Betty speaks est présentée au 3e Festival de théâtre gay et lesbien de Paris et lui vaut le prix d’interprétation féminine.
Emilie Jouvet est photographe et réalisatrice. En 2009 elle fonde le collectif d'artistes Fem Menace, avec Wendy Delorme et Louise de Ville. Son travail photographique explore depuis 1996 les figures de la scène underground Queer parisienne, dans leur intimité et leur lâcher-prise, ou dans des mises en scène subversives jouant avec le genre et l'identité. Son premier long métrage One night stand remporta de nombreux prix. Son prochain long métrage, The Queer X show, un road movie documentaire, est une œuvre manifeste développant une réflexion en mots et en images sur les relations entre expression artistique, mise en scène des corps et sexualités.
2e partie à 12h30.
Rencontre-débat public
avec Ruwen Ogien, philosophe et chercheur
et les artistes du festival : Sandra Amodio, Annie-B Parson, Cecilia Bengolea, Jonathan Capdevielle, François Chaignaud, Steven Cohen, Raphaëlle Delaunay, Colin Dunne, Miguel Gutierrez, Marta Izquierdo, Bernardo Montet, Dan Safer, Norico Sunayama…
Rencontre-débat public
avec Ruwen Ogien, philosophe et chercheur
et les artistes du festival : Sandra Amodio, Annie-B Parson, Cecilia Bengolea, Jonathan Capdevielle, François Chaignaud, Steven Cohen, Raphaëlle Delaunay, Colin Dunne, Miguel Gutierrez, Marta Izquierdo, Bernardo Montet, Dan Safer, Norico Sunayama…
Rencontre animée par Jacques Blanc et Jean-Yves Crochemore
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